lundi 9 avril 2012

Rongée par la culpabilité ? Le mot est faible.


Vagin

"Ah bon ton mari il t'a violé ? Mais c'est ton mari !"
J'ai enfin trouver le thème de ma grande dépression : mon sexe.
Aussi forte que je puis l'être et je pense, non sans fierté, n'être pas des plus aimables avec moi-même et prendre définitivement bien plus sur moi que beaucoup de gens, souvent trop d'ailleurs; je pense que si je devais sombrer dans la déprime ce serait à propos du fait d'être une femme.

En quelque sorte j'ai déjà commencé à tomber : je pleure souvent des injustices que je peux voir, entendre, ou même subir. Tout ça me met la rage au coeur et j'ai beau essayer de me défendre du mieux que je peux j'ai l'impression de me noyer et que tout le monde s'en fou.



Pigs World

mercredi 4 avril 2012

L'invisible.

Je pleure à chaudes larmes, les yeux injectés de sang.
Remarque que mon iris ressort d'une manière plus jolie.
Pleurer à ne plus arriver à parler.
Pleurer à s'en regarder d'étonnement et à ne plus se sentir dans son corps.

lundi 5 mars 2012

Les mots

Tu étais nu, tu venais me voir d'un pas nonchalant, faussement naturel, gonflé d'importance t'attendant à ce que je t'ouvre à moi sans hésitation.
Je n'ai pas hésité à te refuser, t'assaillant de questions car je ne comprenais pas, ce que tu espérais, ce que tu attendais et tout simplement comment tu pouvais penser que c'était normal et que je serais d'accord avec toi. J'ai poussé ton corps et me suis mise à marcher pour mettre de la distance entre nous, et, pendant que tu essayais de te rapprocher je te demandais des réponses que tu étais incapable de me donner. Obstinément tu faisais la sourde oreille et me disait milles flatteries et milles tendresses pour que je te donne ce que tu recherchais. Je t'ai tout refusé, ni baiser, ni caresses, je n'ai rien donné.
Et je me suis sentie bien.