samedi 24 septembre 2016

Feeling like shit theses days.
Je me sens comme un condensé d'erreurs. Un condensé encombrant d'histoires sales qui n'a rien d'autre que ça.
J'essaye de prendre sur moi, de ne pas trop laisser transparaître ça.
Mais j'ai juste envie de pleurer jusqu'à ce que mon corps se dissoue dans les larmes.

mardi 20 septembre 2016

Quand A. est mort je n'ai pas écrit.
Quand G est morte je n'ai pas écrit.

Pourtant A m'a beaucoup obsédé, 1 an après sa mort je rêvais encore de lui. Je rêvais d'un tour de théâtre, non en fait il n'était pas mort, on m'avait menti.
J'ai le deuil lent.

///////////////////////////////////////////////
Depuis que je suis ici je vais mieux, je n'ai pleuré que 5 fois.
J'ai songé à marquer ma peau qu'une fois très sérieusement et pleins d'autres fois légèrement. Mais je n'ai pas bougé. J'ai résisté. Ce n'est pas la saison.

Mais quand je suis allée dans tes bras, j'ai senti une partie de moi se fissurer.
Subitement la solitude était là.

jeudi 11 août 2016

J'ai oublié mon amour au détour d'une anxiété.
Mon coeur ne semble plus battre à la même heure que le tien.
Je suis divisé en 6.
L'océan n'est pas entre-nous, il est dans mon corps.

mardi 29 mars 2016

Image

“I still struggle to learn that there are better ways to get attention than with my body, that my sexuality isn’t the only thing that makes me worthy of love and attention. "

jeudi 11 février 2016

Il y a ce poids qui m'étouffe, j'ai l'impression qu'au milieu de ma cage thoraxique se trouve un abîme sous les flots. J'ai senti la vague des larmes se fracasser contre mes yeux et aussitôt j'ai ouvert le bouchon pour aspirer tout le flux comme un siphon de baignoire.
Mais la marée est intense et j'ai du mal à gérer, et je n'ai aucune idée de comment faire.
J'ai mal entre mes seins, physiquement.
Je ne sais plus quand j'ai appris à pleurer en silence, je crois que c'est venu vite, surtout que personne ne sache, et j'ai perfectionné cette technique avec J.
Il y a tant de drames derrières une porte close, ça me fait peur.
J'ai essayé d'aller pleurer dans le salon mais je ne pleure plus. Je n'y arrive plus. J'ai pensé à me mutiler, mais, ne vais-je pas repartir dans une spirale de sang ? J'ai essayé de regarder des choses, photos, vidéos, mais mon cerveau me ramène toujours à la tristesse.
Je ne sais pas quoi faire, j'ai l'impression que tout est ridicule.
Que rien de ce que je ressens/ait envie de faire soit légitime et pas le caprice d'une gamine.
Même en écrivant ces mots j'ai l'impression de me complaire. Je n'arrive jamais à trouver le repos.
Quoique je fasse mon cerveau me dit toujours dans un coin : "tu as tort", "drama queen", "illégitime", "fake".
Fiche-moi la paix. Je suis ma propre prison.
Si je n'aimais pas si peu l'alcool je boirais mais même là je n'en suis pas capable.
J'aimerai dormir plusieurs jours d'affilés.
J'aimerai que le temps s'arrête.
J'aimerai pleurer jusqu'à enfin ressentir du soulagement.
J'ai peur de mourir étouffée par moi-même.
Peut-être que je souffre toujours de dépersonnalisation ? Juste autrement qu'avant.
Car cette voix, ma voix, narre sans cesse tout. Je n'en peux plus de m'entendre.

jeudi 7 janvier 2016

Terre

J'ai l'impression d'avoir passé mon temps à m'enterrer sous terre, me déterrer, me ré-enterrer.
Comme si au lieu d'avancer je ne faisais que répéter le même mouvement de vie et de mort.

Pourtant je sens des choses en moi renaître : l'angoisse, l'hypersensibilité.

Je redécouvre à quelle point ces émotions font parties de moi, je les avais oubliées dans la terre.

Là où l'on m'a dit que j'étais l o n e l y. J'y suis encore.